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Incursion dans la vie de Mary Wells Lawrence, Mad Woman de génie

Ma passion pour la publicité des années 50 et 60 ne me vient pas de la série Mad Men, que je confesse avoir arrêté au premier épisode, ne voulant pas embrasser une vision aussi noire et cynique de la publicité (probablement mon côté fleur bleue ?). Elle me vient d’une femme, Mary Wells Lawrence, dont le livre que je viens de terminer (« A Big Life (in Advertising) ») n’en finit pas de bouleverser mes ambitions tant il est optimiste et galvanisant.

Elle y décrit le travail acharné derrière la révolution publicitaire de l’époque : elle raconte comment Bill Bernbach (DDB) a réussi à faire préférer aux américains une petite coccinelle aux grosses cylindrées via sa campagne « Think Small », avec quelle audace elle a encouragé la compagnie Braniff Airways à repeindre ses avions de toute les couleurs afin de réinventer l’aviation de l’époque, ou encore comment son agence, « Wells Rich Greene » a fait de New-York le pôle attractif que l’on connaît aujourd’hui grâce à sa campagne « I Love NY » et son mémorable logo.

Ce livre retrace à merveille la frénésie de l’époque, délicieux retour en arrière alors que les pères fondateurs de la discipline (Bill Bernbach, Ogilvy etc) n’en étaient encore qu’à leurs balbutiements prometteurs.

Une lecture que je recommande plus que vivement, donc.

Aujourd’hui, Mary Wells confronte sa vision de l’époque, vécue aux premières loges, avec celle retracée dans Mad Men et confirme qu’une concurrence féroce incitait les créatifs à travailler jour et nuit afin de trouver la parfaite accroche et accéder à la prospérité. En somme, au moins autant de sueur que de glamour, le tout doublé d’un désir sans faille d’accroitre de manière fulgurante sa notoriété à grands coups de campagnes révolutionnaires. Elle redonne également la part belle aux femmes dans cette aventure : « croyez-moi, les secrétaires n’étaient pas que de simples serveuses de café, et une large proportion des agences était composées de femmes ! Juste un exemple : Phyllis Robinson chez Doyle Dane Bernbach était une merveilleuse créative aux côtés de Bill (Bernbach) – et la première personne de ma connaissance à avoir compris que la publicité du début de la télévision était plate comme dans un journal ou un magazine et qu’elle se devait d’adopter de nouvelles dimensions ; elle devait se théâtraliser. » Elle clôture cette interview par un message hautement optimiste pour tous nos publicitaires contemporains : « je pense aussi que la fusion qui s’organise entre le web, la télévision et le cinéma est une opportunité pour la publicité ». (lien vers l’article en anglais ici)

Enfin, si comme moi, les publicités de l’époque n’en finissent pas de vous fasciner, je vous recommande cet article (en anglais) : Fourteen great ads by the real Mad Men, and what drove all that cleverness.

Merci Mary.

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Cette entrée a été publiée le avril 15, 2012 à 8:15 . Elle est classée dans Publicité et taguée , , , . Bookmarquez ce permalien. Suivre les commentaires de cet article par RSS.

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